1925

La cabine téléphonique en voie d’expansion
« Immeubles et polyphones. Pour les téléphones d’immeubles, l’Administration envisage comme solution la mise à la disposition des locataires d’une cabine de « taxiphone », appareil fonctionnant avec une pièce de 25 centimes, tel qu’il en existe dans les gares du Nord ou de Lyon, au métro Opéra, au Nord-Sud St-Lazare, etc.
Quant aux « polyphones » ou appareils multiples installés dans les différentes pièces d’un appartement, permettant à un abonné, quelle que soit la pièce où il se trouve, de répondre instantanément à un appel : l’Administration étudie un système qui, avec une légère modification aux dispositifs actuels lui permettra, pense-t-elle, de les autoriser. En fait, très nombreux sont les abonnés qui ont déjà des installations clandestines chez eux et qui ne demanderaient qu’à payer et à être en règle, si l’Administration y consentait. L’annuaire. Un dernier mot sur l’annuaire. Le prochain paraîtra en août et sera distribué en septembre. »
Ce taxiphone des années vingt, installé de 1923 à 2019 dans l’arrière-salle du bistrot « Au Rêve » rue de Caulaincourt à Paris, est désormais exposé au musée de Montmartre. Photo J. F.

Vous souvenez-vous des télécartes, ces cartes prépayées qui permettaient d’utiliser les cabines téléphoniques, à l’époque où elles existaient encore ? Jean-Luc Simon, habitant des Côtes-d’Armor, les collectionne. Il en possède des milliers, rangées soigneusement dans plusieurs albums. Avec son épouse Armelle, ils parcourent les vide-greniers et les sites de vente en ligne à la recherche des pièces manquantes.

De l’analogique au numérique
» Nous sommes passés du téléphone avec opératrice pour les appels longue distance, aux cabines téléphoniques, puis aux appels vidéo dans le monde entier.
Nous sommes passés des diapositives à YouTube, des vinyles à la musique en ligne, des lettres manuscrites aux e-mails et à WhatsApp.
Des matchs en direct à la radio, à la télévision en noir et blanc, puis en couleur, et maintenant à la TV HD et 3D.
Nous allions au vidéoclub et maintenant nous regardons Netflix.
Nous avons connu les premiers ordinateurs, les cartes perforées, les disquettes, et maintenant nous avons des giga-octets et des mégaoctets sur nos smartphones. «
Léa Salamé était étudiante à New York lors des attentats du 11 septembre 2001
« J’étais en échange avec Sciences-Po, à New York, raconte Léa Salamé, aujourd’hui nouvelle présentatrice du JT de France 2, face à David Castello-Lopes pour Konbini. On était dans les dortoirs, […] à trois blocs du World Trade Center.«
Ce fameux matin-là, elle explique qu’elle était seule parce qu’elle n’avait pas cours, au contraire de sa colocataire. « J’entends un bruit monstrueux, et je pense qu’il y a un accident de camion juste en bas de chez moi« , se souvient-elle. Et au bout de quelques minutes, il y a une nana qui tambourine à ma porte et me dit : ‘Tu dois sortir maintenant’« . Léa Salamé s’est ensuite dirigée vers une cabine téléphonique (« il n’y avait pas de téléphone portable à cette époque-là« ) pour appeler son cousin. Et d’un coup brutal, « on a tous été propulsés par terre ». Elle est « projetée par ce que je pense être des tirs. Là, je suis totalement éraflé des bras et des jambes. Je me lève et je commence à courir vers le Nord. » Et là, c’est le choc… « J’ai couru, je suis tombée, je me suis arrêtée, j’ai regardé. Je pensais que c’étaient des oiseaux qui volaient, en fait, c’étaient des hommes qui sautaient.«

https://www.canalfm.fr/30-04-2025-delphine-se-souvient-des-cabines-telephoniques
Le Castel Béranger est le 1er immeuble à loyer modéré édifié dans le style Art Nouveau à Paris. Equipé même à l’époque d’1 cabine téléphonique pour les locataires

Le temps d’une expo à la FIM, Camille, 8 ans, apprend à passer un coup de fil

Le château de Versailles, somptueux décor de 16 élections présidentielles
Entre 1879 et 1953, 16 présidents de la 3ème et de la 4ème République sont appelés à la plus haute fonction au milieu des dorures et des soieries de la salle du Congrès, dans l’aile du Midi du château de Versailles. Le premier est Jules Grévy le 30 janvier 1879 ; le dernier René Coty, le 23 décembre 1953. Pour chaque élection présidentielle, une très grande partie des services de l’Assemblée et du Sénat se déplacent. « On reconstitue à Versailles l’ensemble des fonctions parlementaires : services postaux, bureaux de presse, télégraphes, cabines téléphoniques, lingerie, et même… un local disciplinaire. Et bien sûr les buvettes qui témoignent du style républicain du moment : on y sert de copieux plateaux (jambons, galantines, pain, fromage) arrosés de vin » assure Jean-Antonin Cahéric, du service des archives et de l’histoire parlementaire de l’Assemblée nationale. Le château est, lui, totalement bouclé pour l’occasion par un impressionnant dispositif de sécurité (jusqu’à 1.500 hommes). Des tramways spéciaux relient les gares à la place d’Armes. Le service des Postes traite des dizaines de milliers de lettres et télégrammes, tandis qu’une centaine de cabines téléphoniques sont installées pour la presse.
C’était il y a 40 ans. À l’occasion de cet été 2025, Ouest-France s’est plongé dans ses archives. Le 18 août 1985, les discussions à propos de l’unique cabine téléphonique de Treillières, au nord de Nantes, s’enveniment. En cause : l’incapacité de l’agence commerciale des Télécommunications d’en installer une deuxième

Ancienne usine de parqueterie-tonnellerie à Belleville-en-Beaujolais :
Venez découvrir : le bureau avec sa cabine téléphonique d’époque, la salle d’accueil de l’atelier et sa chaudière de 1900, la salle de la machine à vapeur de 1900 en état de marche, une seconde chaudière de 1940 avec des puits de lumière mettant en valeur les détails de son fonctionnement, la grande cheminée extérieure et ses imposants 30 mètres de haut.

La cabine téléphonique – Une voix publique oubliée
Installée dès les années 1930, la cabine téléphonique était autrefois un repère inévitable du paysage urbain et rural. Elle permettait à chacun de passer un appel, en glissant une pièce de monnaie ou une carte prépayée. Le déploiement des cabines téléphoniques s’accélère après la Seconde Guerre mondiale, et surtout dans les années 1970-1980, atteignant un pic de plus de 300 000 cabines installées à travers la France. Avec l’explosion du téléphone mobile dans les années 1990, son usage s’est effondré. Dès 2015, leur maintenance devient non prioritaire, et en 2021, Orange met fin à l’exploitation du réseau. Pourtant, une cabine résiste toujours : elle se situe à Murbach, dans un village an Alsace. C’est la dernière en état de fonctionnement en France, mais uniquement en réception d’appels ou en cas d’un appel d’urgence.
La vie de Brian
Les débuts du journaliste le plus craint des cybercriminels : Brian Krebs qui a littéralement réinventé le journalisme d’investigation en cybersécurité et fait tomber des réseaux entiers de cybercriminels.
En 1995, le jeune diplômé de 23 ans cherche du boulot et tombe un peu par hasard sur une annonce du Washington Post. Mais attention, pas pour un poste de journaliste star ! Non, il commence tout en bas de l’échelle, au service circulation. Son job c’est de gérer les abonnements et la distribution du journal. Il passe ses journées à traiter les plaintes de clients qui n’ont pas reçu leur journal. Pas vraiment glamour, mais c’est un pied dans la place. Brian fait preuve d’une détermination qui va caractériser toute sa carrière. Il obtient un poste d’assistant de rédaction dans la salle de presse du Post. Trier le courrier et prendre en dictée les papiers des reporters sur le terrain devient son quotidien. On est à la fin des années 90, les journalistes appellent depuis des cabines téléphoniques pour dicter leurs articles, et Brian tape frénétiquement sur son clavier pour tout retranscrire. C’est l’école du journalisme à l’ancienne ! Il apprend à écrire vite, à synthétiser, à capter l’essentiel d’une histoire.
https://korben.info/brian-krebs-journaliste-cible-cybercriminels-histoire.html
Martine Laroche-Joubert garde des souvenirs forts liés à l’exercice du métier de grande reporter de guerre que cette dernière exerçait. Elle qui partait aux quatre coins du monde appelait sa fille pendant ses voyages et lui faisait partager l’ambiance des événements qu’elle vivait, à l’image du jour où Nelson Mandela est sorti de prison et où la journaliste a appelé sa fille depuis une cabine téléphonique pour lui faire entendre la liesse populaire de la rue. « Quelque chose d’extrêmement émouvant pour moi », a raconté Alexia Laroche-Joubert.
Le Messi
Le football argentin est en grand deuil après le décès d’Omar Souto, manager historique de l’AFA, qui a passé plus de 30 ans à bâtir les sélections nationales et qui, surtout, a déniché un Lionel Messi adolescent en 2003 pour le sécuriser sous le maillot de l’Albiceleste face aux avances de l’Espagne. Souto, décédé à l’âge de 73 ans, est celui qui a épluché un annuaire de Rosario depuis une cabine téléphonique de Buenos Aires, appelant la grand-mère de Messi, son oncle, et enfin son père Jorge. Il a même commis l’erreur d’appeler le garçon « Leonardo » avant que Jorge ne réponde: « Il s’appelle Lionel, et il attendait que l’Argentine l’appelle. »
https://tribuna.com/fr/blogs/lionel-messi-rend-un-hommage-poignant-a-omar-souto-lhomme-do
Ruée vers la cabine
Le 27 juin 1980, sous une pluie battante, Bernard Hinault remporte la première étape à Lille, en solitaire, démontrant sa puissance. Blessé au genou quelques jours plus tard, il abandonne dans un relatif secret, provoquant une scène devenue mythique : journalistes et photographes se ruent vers une unique cabine téléphonique pour annoncer la nouvelle. Mais l’année 1980 fut aussi celle de sa victoire au championnat du monde à Sallanches, l’un des parcours les plus exigeants de l’histoire.
Call 9/11

Puces à l’oreille
C’est en 1983, que le système révolutionnaire de Roland Moreno, la carte à microcircuit, ou carte à puce, sera commercialisé. Définition littérale : « carte en matière plastique, en papier ou en carton, de quelques centimètres de côté et de moins d’un millimètre d’épaisseur, portant au moins un circuit intégré capable de contenir de l’information ». Une première application : son usage dans les cabines téléphoniques.

https://www.bvoltaire.fr/le-genie-francais-roland-moreno-des-cartes-a-puce-par-milliards
Mara Goyet
Parce que j’ai trop usé du « de mon temps, on était libre, pas de portable, juste des cabines téléphoniques, des tonne de rendez-vous manqués, c’était merveilleux ».

Après la Seconde Guerre mondiale, ce bus a été utilisé par le service postal autrichien. Il a donc transporté du courrier entre Salzbourg et Vienne. Dans les années 1960, il a subi une transformation encore plus étrange. Il est devenu un véritable bureau de poste mobile pour offrir tous les services d’un bureau classique mais avec des roues. À bord, les clients pouvaient ainsi acheter des timbres, envoyer des télégrammes et déposer des colis. Il était même possible de passer des appels internationaux dans des cabines téléphoniques situées à l’intérieur du bus.

https://www.autoplus.fr/actualite/insolite/bus-mercedes-1930-design-1367847.html
Malcolm X demande sa femme en mariage depuis une cabine téléphonique
« Il aura suffit d’un regard pour qu’il l’impressionne, la tétanise même. Tant de charisme et d’éloquence… Ce jour de 1956 à Harlem, dans le temple numéro 7 de la NOI, Betty Sanders vient d’entendre pour la première fois celui qui deviendra son mari et le père de ses six filles : Malcolm X. Betty est subjuguée par ce brillant prédicateur d’1,91 mètre, alors elle revient l’écouter. Une, deux, trois fois… puis enfin, elle se décide à lui parler. Et la magie opère : Malcolm est lui aussi conquis par cette jeune Afro-Américaine en études d’infirmière. Leurs discussions sans fin sur le peuple noir finiront par convaincre Malcolm de demander sa main à Betty… depuis la cabine téléphonique d’une station-service ! Deux jours plus tard, le 14 janvier 1958, ils s’uniront pour ne plus se quitter. »
La dernière cabine téléphonique d’Yverdon-les-Bains, Sabine Glauser la regrette encore. Mise hors service en 2019, l’installation lui servait régulièrement à appeler son mari, lorsqu’elle prenait le train pour rentrer à Champvent : « Quand il faisait mauvais, il venait me chercher à la gare, m’épargnant les trente minutes de marche jusqu’à la maison », se souvient-elle.

Jan Lukas travailla pour les journaux et magazines américains les plus prestigieux, photographier les présidents, ainsi que les figures les plus célèbres de la communauté tchèque émigrée aux États-Unis. Jan Lukas ne manquera pas non plus de documenter le séjour de Václav Havel outre-Atlantique en 1968, qui, selon Helena Lukas, « ne connaissant personne à New York, est instinctivement allé dans une cabine téléphonique pour y chercher dans l’annuaire, le nom de Lucas ».
Aux origines des cabines téléphoniques
https://www.europe1.fr/emissions/les-origines/aux-origines-des-cabines-telephoniques-4041119
Ecoute cette chanson
Dans la journée, il arrivait à M. Bernard d’appeler Marcelle qui tenait la cabine téléphonique et il lui disait : « Tiens écoute cette chanson » et par l’intermédiaire du téléphone Marcelle écoutait Tino Rossi ou Berthe Silva. Et tant pis si un autre abonné avait besoin de Marcelle pour obtenir une communication.
https://www.lindependant.fr/2024/04/13/rustiques-nostalgie-retour-sur-la-belle-epoque-11889739.php
Un abri pour la nuit
Laurent Paganelli : de la gloire à la rue, l’incroyable destin de l’homme de terrain préféré des Français
Une dépression, couplée à l’arrêt prématuré de sa carrière, va précipiter Laurent Paganelli dans de graves difficultés financières. Sans revenu et criblé de dettes, celui qui faisait rêver les Français quelques années plus tôt en est réduit à dormir dans la rue : « Lorsque j’ai arrêté le foot, je n’avais rien. À l’époque, j’étais à la pige, au match. Se faire 1 000 € en un mois était un miracle. J’ai dormi dans la gare de Lyon, au début. On se faisait virer à 2 h du matin, je finissais dans la cabine téléphonique. »
https://www.journee-mondiale.com/laurent-paganelli-gloire-ruine-destin-homme-terrain-1137.htm
Dans une cabine téléphonique avec Tessa & Philippe à Montpellier
« – Sylvie Barde, quel événement a changé votre vie ?
– Quand j’ai décidé de partir étudier à l’Institut des arts de diffusion, en Belgique, j’étais sûre que je serais recalée au concours d’entrée. J’ai même oublié de rappeler l’école. Au dernier moment, alors que les cours devaient commencer le lendemain, j’ai pensé à appeler. Je m’y vois encore: j’étais dans une cabine téléphonique de la rue du Mont-Blanc, en dessous de la gare, et on m’a annoncé que j’étais prise. C’était la panique totale! Il fallait quitter Genève, ça devenait concret. C’était une épreuve et en même temps ça a tout changé parce que j’ai fait des rencontres décisives pour la suite de ma carrière. »
https://www.illustre.ch/magazine/severine-barde-ce-nest-pas-reserve-aux-petits-de-grandir-764963
Histoires, chansons, causerie en bourguignon, sur le thème de la communication hier et aujourd’hui : les cartes postales, le facteur, la cabine téléphonique, l’internet, les réseaux sociaux… Soirée organisée par la MPOB et les Amis de la St-Jean. Verre de l’amitié
Marie-José Perec 1985
Mais tous les parents n’ont pas la possibilité de déménager avec leur enfant. Marie-José Pérec est arrivée à 17 ans à l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance, l’Insep, à Paris. À son époque, les appels en visio n’existaient pas encore. Elle n’avait que quelques minutes de téléphone par jour pour joindre sa Guadeloupe natale : « Je n’avais pas beaucoup d’argent. Quand on mettait les pièces dans la cabine téléphonique, ça descendait très vite. Le temps de verser une larme et de dire : ‘Je me suis trompée, je veux rentrer à la maison, trouvez-moi un billet’. Mais on n’avait pas assez d’argent. » Malgré les difficultés, Marie-José Pérec s’est accrochée. Elle a vu ses camarades rentrer, mais a fini par devenir l’une des sportives françaises les plus titrées de l’Histoire.
La radio est à vous
Depuis le 6 janvier 2025 France Bleu Picardie est devenue Ici Picardie. Tout au long de l’émission La radio est à vous, les auditeurs ont partagé leur attachement à leur radio locale. Martine est une auditrice fidèle depuis plus de 20 ans. Elle se souvient notamment d’avoir dû se battre pour accéder à une cabine téléphonique et jouer à la radio. Elle se rappelle également de l’entraide qui avait existé à l’antenne lors des inondations.
Allô Police
En août 1960, Claude Poirier se rend dans une caisse populaire de Montréal-Nord pour payer une contravention. Lorsqu’il arrive, un hold-up est en cours. Il entend des coups de feu et voit deux hommes cagoulés monter dans une voiture, relate-t-il dans sa biographie Sur la corde raide, publiée en 2007. Après l’arrivée des policiers, il se précipite à la cabine téléphonique la plus près pour rapporter la nouvelle à l’antenne de la radio CJMS, qui tenait le concours «La meilleure nouvelle». C’est Claude Poirier qui a remporté le concours cette semaine-là. Si on surnomme le journaliste «le vrai négociateur», c’est qu’il a été appelé à intervenir pas moins de 55 fois lors de prises d’otages et d’enlèvements. Il cumule aujourd’hui près de 65 ans de carrière à la radio, à la télévision et dans le défunt magazine Allô Police.
« Vacances ? Et si on repartait dans les années 80 ? Vous souvenez-vous de ces souvenirs qui sentent la crème solaire, les cabines téléphoniques et les jingles des pubs à la radio ? Entre flippers, Renault 4L, et sacs banane. Les vacances des années 80 avaient un goût particulier, celui des glaces Miko dégustées en famille. Les « Esquimaux » à 5 francs et les célèbres « Miko Choco » trônaient en haut du podium des douceurs estivales. Pour les plus téméraires, le Mystère offrait un mélange parfait entre gourmandise et élégance. Et quand venait l’heure de donner des nouvelles à la famille restée à la maison, direction la cabine téléphonique orange près de la mairie. Il fallait une pile de pièces ou une carte magnétique, et surtout une patience infinie.
Qui d’entre vous n’a jamais entendu : « Dépêche-toi, ça va couper ! » ?
Les penny loafer : ces mocassins rétro sur le retour
Dans la grande famille des mocassins, le penny loafer est une version très vintage et authentique portée depuis plus d’un demi siècle. À l’origine, le mocassin est une chaussure inspirée des souliers traditionnels des natifs américains qui les fabriquaient en peaux animales suédées. Récupérés en Europe dans les années 1930 et transformés en chaussures du week-end, les mocassins ou « loafers » étaient des chaussures masculines à enfiler rapidement et sans laçage. Il faut attendre les 50’s pour qu’un certain modèle de mocassins soit officiellement rebaptisé.
En effet, la paire de mocassins dotée d’une patte de cuir sur l’avant de la chaussure faisait partie de l’uniforme classique des étudiants de l’Ivy League qui compte encore aujourd’hui les universités américaines les plus prestigieuses. C’est dans ce climat très preppy que la légende est née. Sous cette languette de cuir, les étudiants y glissaient un « penny », un sous en français, qui leur permettait de passer des coups de téléphone dans des cabines téléphoniques de l’époque. Les penny loafers sont nées. En France, on les nomme également mocassins à sous !
Fatals Picards

« 1984. Oui, c’est la crise. Même les voleurs révisent leurs prétentions à la baisse. « Téléphone : le gang des gagne-petit », titre le journal du 20 qui détaille : « Délinquance de temps de crise, le pillage des cabines téléphoniques. Un gang vient d’être démantelé à Amiens ». Le tout sur une impressionnante photo du butin : « 9 000 francs en pièces de monnaie ». Dans sa CX, un trio lyonnais a mené grand train (beaux habits, hôtels de luxe, restaurants fins) dans toute la France avant de se faire pincer à Amiens. Le phénomène est général : « Du petit vandale au truand chevronné, chacun tente sa chance ». À partir de 1985, la télécarte va renvoyer ces travailleurs manuels dans les rangs des dépassés. »
Ne cherchez pas la particule. Gérard de Suresnes, ce n’est pas comme Gérard de Villiers. C’est littéralement un type qui s’appelle Gérard et qui vit à Suresnes. Dans les années 1990, il appelle depuis une cabine téléphonique la libre antenne de Fun Radio pour déclamer des poèmes peu inspirés et devient malgré lui la mascotte de l’émission trash de Max, Star System. Pour toute une génération, ce SDF de 36ans est Gérard de Suresnes, donc, auditeur qui va se retrouver à animer une émission de débats aux thèmes farfelus («Avez-vous déjà mangé avec un sosie ou autre? »; «À quel moment de la journée peut-on éduquer ses enfants? »).
Puisque Skopelos, une île grecque où elle a fui, est pleine de cabines téléphoniques cassées, il faut bien faire quelque chose de « ces vestiges de mots » en suspens (eussent-elles été en marche, cependant, bien malin celui qui connaît l’indicatif pour l’au-delà). A qui les psalmodier, ces paroles qui empoisonnent, sinon à celui à qui il faut désormais apprendre à parler dans un langage qui n’existe
Esther Senot Dzik se souvient
« J’ai 12 ans quand Pétain promulgue en octobre 1940 ce qu’on appelle le statut des Juifs : se faire recenser, donner nos noms, adresses, les biens que nous avions. Nous, c’était un vélo et un poste de radio. Un statut des Juifs, cela voulait dire des interdictions d’exercer une profession libérale, d’aller au cinéma, au restaurant, dans les cabines téléphoniques, les jardins publics. C’était le couvre-feu à 20 heures, des horaires spéciaux pour aller dans les magasins, et le dernier compartiment dans le métro. »

Le premier appareil De Dennis Morris était 1 Kodak Brownie, avec lequel il lui arrive de dormir : « Quand j’ai vu mon conseiller d’orientation et que je lui ai dit que je voulais être photographe, il s’est moqué de moi, en me disant qu’un photographe noir, ça n’existait pas. Ça m’a encore plus motivé ». Il n’y a pas le téléphone à la maison, trop cher pour la mère de Dennis qui peine à joindre les 2 bouts. Le jeune photographe distribue à qui voudra le numéro de téléphone de la cabine téléphonique de l’autre côté de sa rue, et attend parfois des heures qu’il sonne pour enfin dire : « Allô, ici le studio Morris ».
Michel Cymes raconte une expérience de télépathie surprenante, lorsqu’il a appelé un ami en Australie, qui a décroché depuis une cabine téléphonique au même moment.
Découvrez le véritable paradis du vintage à Bordeaux : L’Entrepôt Saint Germain
Retrouvez entre autres des téléphones rétro, des cabines téléphoniques, des postes TSF et d’anciennes affiches de cinéma et de concerts à Bordeaux. Les fans de la première heure des jeux d’arcade seront ravis par les flippers des années 60 à 80 en parfait état de fonctionnement.

https://quoifaireabordeaux.com/entrepot-saint-germain-vintage-bordeaux
Les origines kanak et son attachement à la Nouvelle-Calédonie constituent le socle de la personnalité du footballeur Antoine Kombouaré. « Je suis d’abord un Océanien, un Calédonien et un Kanak », affirme-t-il souvent avec fierté. Cette appartenance culturelle, perçue comme le moteur de sa résilience face aux défis. À 19 ans, il quitte son île pour tenter sa chance en métropole. Son arrivée à Nantes marque le début d’une aventure footballistique extraordinaire, mais aussi un véritable déracinement. Il me raconte parfois comment il gardait le contact avec sa famille via des appels depuis une cabine téléphonique, ces anecdotes nous rappelant qu’avant nos smartphones, l’éloignement était une vraie épreuve.
Pascal Cheyrade, soldat du feu de Pont-d’Ouilly se souvient d’un accouchement devant une cabine téléphonique. « C’était à Maizières, je m’en souviendrai toujours. Elle était assise devant la cabine téléphonique, avec le bébé à moitié sorti entre ses jambes. Elle attendait qu’on vienne la chercher. À l’époque, le téléphone portable n’existait pas. La femme indiquait qu’elle perdait les eaux. On n’avait pas de GPS, il fallait trouver l’adresse. Il y avait du stress, comme pour la dame. J’étais content de voir ce petit garçon naître. »
« On se souvient du commentateur de télévision que personne n’écoutait, de ces coupes de foot alignées sur une étagère où étaient rangés les tickets du tiercé, de ces ouvriers accoudés au bar sur leur cinquième pastis, de ce veuf, toujours le même, assis à la table du fond les yeux perdus dans les bossoirs de la taulière, qui sirotait son Byrrh citron, d’une poignée de naufragés ordinaires qui tapaient le carton, des doseurs qui se reflétaient dans le grand miroir, de la tapisserie jaunie, du distributeur à cacahuètes, des lampadaires, cocons allumés dans la nuit, de la petite cabine téléphonique qui éclairait l’angle du lavoir (…) »
Cinquième ville la plus visitée, capitale du vélo avec son Critérium du Dauphiné puis ses emblématiques Six jours, Grenoble a longtemps été l’un des points de passage obligés du Tour de France. les archives du Dauphiné Libéré se souviennent. Des tables alignées sur plusieurs mètres, occupées par des centaines d’hommes couchés sur leur cahier. Le bruit des plumes grattant le papier pour composer un récit, bientôt dicté plus loin via l’une des « vingt-six cabines (téléphoniques) mises à disposition. » Les palabres des « cinq souriantes standardistes grenobloises, appelant aux quatre coins du monde. »
À Potsdam, un lieu de commémoration rappelant les grandes campagnes de destructions de livres orchestrées par les nazis, a été la cible d’un acte de vandalisme commis par des adolescents. Le mémorial, installé dans une ancienne cabine téléphonique, rendait hommage et justice aux livres qualifiés d’impurs qui furent incendiés en 1933, dans cette Bibliothèque des livres brûlés.
« J’ai dépensé mon PEL en cabine téléphonique »
Dans ce décor « 100 % moi » comme elle le dit, Valérie Damidot s’amuse à ouvrir les portes de ses années d’adolescente. Avec la cabine téléphonique qui trône parmi ses objets mythiques : « j’ai dépensé mon PEL en cabine téléphonique avec les pièces de cinq balles ! Moi, tu me mets une cabine téléphonique, d’instinct je vais chercher une pièce de 5 francs. » Une époque où l’on appelait ses amies pour un simple « t’es où ? » et où l’on se faufilait dans la file en lançant « Ma grand-mère est morte » pour passer devant…
